Près le chemin au fond des bois

«Ce n’est pas à la Cour des Rois
Qu’habite la paisible Astrée,
Il faut que l’Âme quelquefois,
Au sein du tumulte enivrée,
Revienne dans le fond des bois,
Trouver sa raison égarée.
Malheureux qui craint de rentrer
Dans la retraite de son Âme;
Le cœur qui cherche à s’ignorer,
Redoute un Censeur qui le blâme.
Peut-on se fuir & s’estimer?
[…]
Il n’est point d’hiver pour le Sage».

François-Joachim de Pierre de Bernis, L’Hiver, chant IV. Dans Les Quatre Saisons, ou les Géorgiques françaises, 1763. J’ai modernisé l’orthographe.