Il semble un papillon indemne d’industries

Le beau, écrivait George Sand à propos de papillons, est «un mystère dont la raison d’être échappe à toute investigation. C’est évidemment quelque chose de tout-puissant & de sacré, & l’homme, le roi des destructeurs au bout du compte, ne peut empêcher l’éternelle reproduction de cet élément superflu, mais probablement nécessaire, de l’équilibre universel.»

La «chimie aura beau constater en quoi c’est fait, comme disent les enfants, jamais elle ne saisira le mode des mystérieuses opérations» qui font que, aujourd’hui encore, en cet instant, tel un être indemne d’industries, «se produit le beau dans la nature».

Jusqu’à quand, aux destructions perpétrées par la chimie industrielle, les coupes mécaniques, les bétonnages… des papillons résisteront-ils?